Si nous remontons, à la toute
première apparition d´une jeune femme sur un stade
de football, pour y jouer, ce sont certainement les
anglaises du Sud et du Nord de Londres, qui
détiennent ce prestige, en mars 1895 lors d´un tout
premier match emmené par Nettie
Honeybal à Crouch End exactement.
Les premières femmes sur les terrains en France, c’était autour des années 1920 (1917 pour être précise). Mais très vite les pratiquantes du Fémina Sport, se verront priées de replier crampons et shorts…
Pourtant, les femmes persisent et le 18 janvier 1918, nait alors,la Fondation de la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France. C´est alors que nait le premier championnat féminin, à l´initiative des clubs parisiens, ceci juste après la seconde guerre mondiale.
Lors de la saison 1920-21, ce sont 18 clubs qui participent à ce championnat, résultat d ´un engouement et d´un désir de jouer au football exprimées par les femmes. Premier match national, contre la formation anglaise de Preston, le 29 avril 19020. Le football au féminin semble promis à un bel avenir.
Le 5 décembre 1921, le choc : La Football Association interdit le football féminin. Terminé l´engouement du début, bientot les pratiquantes doivent faire aux idées radicales de certains : ” Que les jeunes filles fassent du sport entre elles, dans un terrain rigoureusement clos, inaccessible au public : oui d’accord. Mais qu’elles se donnent en spectacle, à certains jours de fêtes, où sera convié le public, qu’elles osent même courir après un ballon dans une prairie qui n’est pas entourée de murs épais, voilà qui est intolérable! “ déclare en 1925, Henri Desgranges, cycliste, dirigeant et journaliste français de l´époque.
Le corps dirigeant français ne semble finalement pas prêt à reconnaître la pratique du football par les femmes et la sentence devient radicale, c´est injuste mais le football féminin disparaitra petit à petit.
Quel est le problème entre le football et les femmes ?
Le championnat de football amateur féminin s’arrête en 1933, exclu de la FFSF (Fédération Française Sportive Féminine). Malgré la future création de la FFF, les clubs disparaîtront un à un jusqu’en 1937. L’apothéose a lieu en 1941, le gouvernement de Vichy “interdit rigoureusement” la pratique de football par les femmes en France, la raison : il est jugé “nocif pour les femmes”. L´histoire du football féminin devient alors sa propre histoire et doit se faire à l´évidence qui en fera aussi con combat : il ne béneficie pas du même droit que son homologue masculin bien qu´il en use les mêmes règles.
Il faudra alors attendre de nombreuses années pour assister à la renaissance du football féminin dans l’hexagone.
Le football au féminin, la renaissance ?
1964, date à laquelle une
équipe féminine se reforme enfin, lors d’un tournoi
contre les pompiers de Humbecourt. Sous les regards
étonnés, enthousiasmés, de 500 personnes, à la
surprise générale, les femmes l’emportent… La
question de la femme et du football revient tout
doucement sur le terrain. En 1967, la même équipe
jouera pour la première fois contre une autre équipe
complètement féminine. Le football féminin renait !
24 août 1968, le stade de Reims contre Valenciennes
fait La Une du quotidien “L´ Union” . L’équipe
féminine du stade de Reims va grandement participer
à l’opportunité d’un second souffle pour le
football féminin Français.
C’est ensuite au tour de la région Alsace, puis Nice, Marseille et Paris de rebondir … Partout des équipes de femmes se forment ou se reforment.
Le 29 mars 1970, la Fédération reconnait officiellement le football féminin. (il était temps)
Le premier championnat de France de football féminin, mis sur pied pour la saison 1974-1975, sera composé de 16 équipes en 4 groupes. C’est cette même année que le grand journal français de football, “France Football”, annonce en Une ” bienvenue au football féminin ” (Tony Arbonat). C’est officiel, le football ne sera plus féminin mais au féminin.
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Le football professionnel féminin
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Le football féminin professionnel et international existe également ! Malheureusement, en France les médias ne donnent que très peu de visibilité au football féminin (pro ou amateur) et le champ de travail et d´investissements des institutions est immense.
Depuis 1972, un Title au Etats-Unis permet aux jeunes filles de le pratiquer dès le collège et d´accéder à quelques universités de haut niveau. Le noyau du football féminin américain va vite représenter des milliers de sportives. Ce n´est donc pas avec étonnement qu´elle mette en place le premier championnat pro de foot féminin. Il a vu le jour en 2001 , via la Women’s United Soccer Association (WUSA).
Mais après 3 saisons de
championnat, suite à quelques problèmes financiers
la ligue cesse ses activités. Depuis, les plus
grandes compétitions se disputent en Allemagne,
Suède et Angleterre, pays dans lesquels les joueuses
évoluent en semi professionnelles.
Malheureusement, en France, le statut de joueur
fédéral (semi-pro) n’est pas autorisé pour le foot
féminin. Statut qui est pourtant accessible aux
joueurs masculins évoluant jusqu’en Division
d’Honneur (D6). L’Olympique lyonnais a toutefois mis
sur pieds une équipe féminine fanion
semi-professionnelle depuis l’incorporation de la
section féminine du FC Lyon au sein de l’OL en 2004.
Peut être le début du football féminin semi-pro en
France ?
Les meilleurs clubs européens se rencontrent chaque saison depuis 2001-2002 pour la coupe UEFA féminine. L’Allemagne et la Suède dominent la compétition, même si l’Arsenal FC (Angleterre) est tenante du trophée.
Chiffres & Avenir
En france au 1er juillet 2007, on comptait 60 521 femmes licenciées, un chiffre qui aurait augmenté de 20% en 2 ans. Ce nombre augmente mais reste très faible comparé à nos voisines Allemandes qui, en avril 2008, ont dépassé le million !! Et quand bien même nos jeunes, ont envie de pratiquer le football , tous les clubs ne peuvent pas couvrir cette section, surtout quand elles approchent les 15 ans.
Les ligues les plus féminisées en France sont celles du Rhone-Alpes, de Paris Ile de France et du Nord pas De Calais.
Des chiffres qui augmentent de saisons en saisons et auxquels on peut ajouter les femmes dirigeants, entraineurs, bénévoles qui participent pleinement au développement de ce sport en France.








